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Prématurité : lutter contre la désinformation des parents

A l’initiative de l’European Foundation for the Care of Newborn Infants, une enquête internationale effectuée dans 19 pays a permis de confirmer que les parents ne sont pas vraiment au courant des conséquences de la prématurité de leur enfant.

Le sondage a concerné 1 949 parents d’enfants prématurés, nés à terme ou futurs parents. D’après les résultats, la moitié des mères et des pères des bébés arrivés trop tôt connaissent les impacts sur le système respiratoire de l’enfant, un quart d’entre eux étaient conscients du risque d’infection lié aux passages des invités dans le domicile, 44% des parents des prématurés ressentent de la peur contre 28% chez les enfants nés à terme, 25 % contre 10 % culpabilisent et 29 % contre 13 % éprouvent un sentiment d’impuissance. En général, 60% des parents de bébés prématurés aimeraient être plus informés et heureusement, il existe des sites en ligne spécialisés qui leur fournissent les informations nécessaires sur le parcours du bébé depuis sa naissance jusqu’à sa sortie d’hôpital.

Les impacts des problèmes respiratoires

Selon toujours les résultats de l’enquête, 3 parents sur 10 ont déjà été confrontés aux infections respiratoires sévères de leurs prématurés. Des complications qui entrainent une rallonge de la durée d’hospitalisation de l’enfant et par conséquent, des arrêts de travail supplémentaires pour les parents.

D’importantes statistiques

Tous les ans, la France récence 60.000 bébés prématurés dont un sur cinq sont des « grands prématurés » arrivés au monde entre 22 et 32 semaines d’aménorrhée. D’après la définition de l'Organisation mondiale de la santé ou OMS, tout enfant né avant le terme de 37 semaines révolues d'aménorrhée (absence de règles), est considéré comme prématuré tandis que les grands prématurés viennent au monde avant 32 semaines d’aménorrhée.

Il existe également deux catégories de prématurité : la prématurité spontanée causée par un déclenchement précoce du travail au cinquième ou sixième mois de grossesse et la prématurité iatrogène ou induite provoquée par les médecins à cause de l’état de santé de la mère ou celui du f½tus. Et le docteur Xavier Carbonell-Estrany, président de l'Association mondiale de Médecine périnatale incite les parents à être plus vigilants car plus la naissance est précoce, plus l’enfant est fragile et peine à lutter contre les infections respiratoires qui attaquent ses poumons immatures.