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Prématurité

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Prématuré : les laits maternels vendus sur internet sont porteurs de bactéries

Chez les prématurés, l’allaitement maternel est recommandé pour le bien être du nourrisson mais souvent les mères ne présentent pas encore de montée de lait au moment de la naissance. Pour se procurer du lait maternel, les parents passent par le moyen le plus facile c’est-à-dire sur internet mais cette pratique est fortement déconseillée par les professionnels de la santé.

Selon les chiffres publiés par le Nationwide Children’s Hospital d’Ohio aux Etats-Unis, 75% des laits maternels vendus sur internet sont contaminés par diverses bactéries. Ces bactéries présentent beaucoup de risques pour le bébé surtout s’il est né prématurément. Selon les analyses effectuées par les chercheurs, parmi les 13 000 offres de lait maternel sur internet, le trois quart d’entre eux sont contaminés. Les bactéries peuvent être d’origine fécale à cause d’une mauvaise hygiène des mains ou elles peuvent provenir d’un tire-lait non stérilisé. Comme le système immunitaire d’un nouveau-né prématuré n’est pas encore opérationnel, ces bactéries peuvent causer de maladies graves.

Pour les parents qui ont besoin de lait maternel, il est conseillé de s’adresser à un lactarium. En France, on compte dix neufs lactariums. Les laits proposés dans ces centres sont soumis à un contrôle strict. Les femmes qui proposent de donner leurs laits doivent subir certains tests comme la prise de sang afin de déterminer les potentielles pathologies comme l’hépatite, le staphylocoque ou encore si elle porte le VIH. La mère utilise des accessoires fournis par le centre pour tirer son lait et c’est le centre qui fait la collecte à domicile après. Pour les parents qui souhaitent avoir du lait maternel de bonne qualité, il faut s’adresser à l’association des lactariums de France : http://sdp.perinat-france.org/ADLF/index.php

Accouchement : bien choisir son établissement sanitaire grâce à Scope Santé

Un nouveau site public d’information vient d’être mis sur la toile fin novembre par la Haute Autorité de Santé et le ministère de la Santé. Le portail s’appelle ‘Scope santé’ et il renseigne sur la qualité, la sécurité et le prix de soins dans les différents établissements sanitaires français. Scope santé recense 5500 cliniques et hôpitaux à travers le pays. Les offres de soins sont comparables en ligne avec 35 critères de base. Le but est avant tout de mieux renseigner les patients sur les contextes et les conditions de chaque établissement.

Pour chercher des informations, la majorité des personnes opte pour internet en premier. Scope santé présente à ses visiteurs une carte interactive de la France situant tous les établissements de santé. Chaque hôpital et centre de soin disposent de sa propre description et les informations sont détaillées. Par exemple, sur le site, une rubrique est dédiée spécialement pour les femmes enceintes. Un répertoire de maternité y est proposé. Les internautes peuvent même connaitre le nombre d’accouchements effectué dans chaque établissement, le taux de césarienne, la durée moyenne de séjour, les différents soins, la prise en charge des grossesses à risque et la prématurité.

Les initiateurs du site ont tenu à assurer un portail informatif avec des renseignements détaillés, actualisés et fiables. Le but n’est pas de mettre les établissements en concurrence mais d’informer efficacement les patients. De cette façon, les potentiels patients ne comptent pas seulement sur la bouche à oreille pour choisir l’endroit où ils seront soignés et traités, ils peuvent faire leur propre choix grâce au site.

Les effets du tabagisme sur le f½tus

Parue dans l’édition du 20 août 2013 du Journal of Neuroscience, une étude de la Rockefeller University de New York a rapporté que le fait de fumer durant la grossesse hausse le risque d’addictions futures de l’enfant. Toujours d’après la recherche, les mécanismes neurologiques de la nicotine créent une dépendance accrue pour le tabac, le gras et l’alcool.

Fumer pour mettre au monde des « accros »…

Pour prouver leur hypothèse, la neurobiologiste comportementale Sarah Leibowitz et son équipe de la Rockefeller University de New York ont exposés des rates gestantes à la nicotine. L’expérience a permis de comprendre pourquoi les ratons présentaient une attirance compulsive pour le tabac, la graisse et l’alcool. Ces derniers résultats confirment les effets négatifs du tabac sur le f½tus et s’ajoutent également aux risques de grossesse extra utérine, de prématurité, de fausse couche spontanée, de malformations f½tales et de troubles de croissance dans l’utérus.

Toujours d’après la recherche américaine, le tabagisme de la femme enceinte entraine une hausse de la production de neurones d’addiction chez le f½tus. En effet, les expériences sur les ratons ont prouvé que la nicotine entraine au niveau de l’amygdale et de l’hypothalamus une production anormalement élevée d’orexine, d’enképhalines et d’autres neuropeptides indispensables dans la stimulation de l’appétit (obésité) et de l’addiction (alcoolisme et tabagisme). Enfin, le port de patches à la nicotine ou l’utilisation de cigarette électronique ne change rien au processus parce que l’apport de nicotine engendre toujours une surproduction de neurones.

Tabagisme et grossesse : une réalité

Dans son dernier sondage réalisé dans le cadre du programme Euro-peristat dédié à la santé des femmes enceintes et de leur enfant dans l’Union européenne, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) rapporte que 17% des femmes françaises n’arrêtent pas de fumer durant leur grossesse.

Le safran, un soin de haute qualité pour les prématurés

Parue dans l’édition du 28 juin 2013 de l’American Journal of Physiology, Lung Cellular and Molecular Physiology, une recherche a permis de prouver que le safran est efficace pour protéger les poumons des bébés prématurés sujets à la dysplasie bronchopulmonaire ou DBP.

D’après les experts de l’UCLA, Etats-Unis, la curcumine présente en grande quantité dans le safran a des capacités anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Des atouts facilement exploitables pour aider les prématurés à lutter contre les lésions pulmonaires caractéristiques de la dysplasie bronchopulmonaire.

Réduire le taux de décès chez les prématurés

La dysplasie bronchopulmonaire ou DBP est une insuffisance pulmonaire des nouveau-nés prématurés. Pour les aider à respirer, les bébés sont munis d’une assistance respiratoire, une intervention à risque qui engendre souvent un décès. Avec la curcumine de safran, les spécialistes espèrent améliorer le traitement traditionnel et réduire le taux de mortalité dans les services de prématurité.

L’expérience

Avant d’arriver à de telles conclusions, les experts de l’UCLA ont réalisé des séries d’expériences sur des souris nouveau-nées. Durant 5 jours après leur naissance, elles ont suivi un traitement à base de curcumine pour mieux protéger leurs poumons. En 21 jours, les chercheurs ont observé une amélioration au niveau du système respiratoire des rongeurs. Ils ont donc confirmés que ce pigment du safran aide à lutter contre la dysplasie bronchopulmonaire (inflammation et cicatrisation du poumon) et l’hyperoxie (sang saturé d’oxygène).

De l’espoir pour les bébés prématurés

D’après les statistiques, 2 nourrissons sur 3 nés entre 22 et 25 semaines de grossesse sont victimes de DBP. Pour lutter contre l’une des principales causes de mortalité des bébés prématurité, la curcumine de safran représente un espoir dans la recherche thérapeutique.

Moins de stress avec le massage des prématurés

Parue dans le « Journal of Perinatology » du 14 mai dernier, une recherche de l’Université de Louisville et de l’Université de l’Utah aux Etats-Unis rapporte les effets positifs de la massothérapie chez les bébés prématurés.

Gérer le stress des bébés prématurés

Réalisée sur 21 bébés nés avant terme, l’expérience a révélé que la massothérapie permettait d’apaiser ces enfants stressés. En effet, le système nerveux autonome est responsable des réactions de stress et de la récupération et chez ces tout petits, il est encore immature. La prématurité engendre donc un mauvais contrôle du stress lors des moments de change ou de bain des bébés. Pour mieux rassurer les mamans qui ne savent plus que faire pour calmer leurs enfants lors de ces situations d’hygiènes importantes, les spécialistes ont proposé le massage.

Une bonne fréquence cardiaque chez les garçons

Le massage pour bébés nés prématurés se basait sur des pressions et des touchers modérés sur les tissus mous ainsi que des flexions et extensions des articulations des bras et des jambes pour améliorer la fréquence cardiaque des bébés et diminuer le stress provoqué par l’approche. Parmi les chercheurs responsables de l’étude, le docteur Sandra Smith rapporte que la massothérapie a surtout intéressé les garçons avec une meilleure variabilité cardiaque. Pour des raisons hormonales, ces effets n’ont pas été visibles chez les enfants de sexe féminin.

Pour les mamans à la recherche de nouvelles méthodes pour communiquer avec bébé, le massage est donc une technique efficace et intéressante pour détendre et éliminer le stress des tous petits.

Age avancé de la mère, un atout pour la descendance

De nos jours, les femmes font passer leur carrière avant la vie de famille et prévoient une grossesse tardive. Un choix longtemps désapprouvé par les scientifiques qui avancent des risques de prématurité, d’anomalie congénitale du f½tus et des problèmes durant l’accouchement. Pour changer la donne, des experts de la Nouvelle-Zélande ont prouvé que les enfants nés de mères plus âgées avaient de meilleurs caractéristiques physiques comparés à ceux des mères plus jeunes.

L’expérimentation

Réalisée sur 277 enfants nés de 196 femmes, l’expérience tentait de prouver l’influence de l’âge de la mère sur le métabolisme et la croissance d’un enfant. Les résultats démontrent que les enfants nés de mères de plus de 30 ans dépassaient à 1,5cm la taille des autres enfants. Un fait expliqué par le grand taux d’hormone IGF-I, molécule importante pour la croissance visible chez ces enfants. Les chercheurs rapportent également que les enfants des mamans de plus de 35 ans étaient plus minces que ceux des mères de moins de trente ans : 10 à 13% moins de graisse abdominale et moins d’IGDF-II, hormone à l’origine de la quantité de gras dans le corps humain. Chez les filles, celles nées de mères plus âgées avaient une bonne sensibilité au glucose.

Une bonne qualité de vie

Les spécialistes concluent donc qu’une faible teneur en gras corporel et une meilleure sensibilité au glucose préviennent les risques de maladies métaboliques et de surpoids, d’où une meilleure qualité de vie pour les enfants des mères plus âgées. Par contre, les chercheurs rappellent les résultats contradictoires des précédentes études sur le sujet : risque de diabète et de forte pression sanguine chez les enfants des femmes âgées.

La musicothérapie au service des prématurés

Parue dans la revue Pediatrics, une récente étude du Beth Israël Medical Center de New York rapporte que la musique aide les prématurés à mieux dormir, réguler leur respiration et améliorer leur alimentation. Les chercheurs rapportent également un effet positif de la musicothérapie chez les parents.

Un traumatisme acoustique

Les experts du Beth Israël se sont basés sur le traumatisme acoustique causé par la naissance prématurée de nourrissons habitués à l’univers in-utero dominé par le son des battements de c½ur de la mère. Sortis trop tôt, ils sont obligés de vivre avec les bruits caractéristiques de l’unité de soins intensifs néo-natals. Les faire écouter des sons réconfortants est donc une thérapie légitime qui intervient en compensant les traumatismes sonores.

L’expérience

Lors d’un essai croisé randomisé de 6 séances en deux semaines, les chercheurs ont utilisé 3 sortes de thérapies par la musique, par berceuse ou une autre variété musicale choisie par les parents. Ce premier choix est ensuite modifié par la berceuse chantée par le papa ou la maman, une musique qui reproduit l’univers sonore in utero et une musique qui imite les battements de c½ur d’une mère. Ces tests ont été concluants pour les 272 bébés prématurés venus au monde à moins de 32 semaines avec un syndrome de détresse respiratoire, une septicémie, une petite taille par rapport à l’âge gestationnel. Outre les méthodes de musicothérapie, les spécialistes ont pris en compte, les fonctions physiologiques (rythmes cardiaques et respiratoires), les degrés de saturation en oxygène, les niveaux d’activité et de développement de l’enfant (prise de poids, alimentation, sommeil).

En conclusion, les experts confirment que les trois thérapies utilisées ont été liées à des progrès au niveau du nouveau né (respiration calme, rythme cardiaque ralenti, meilleure alimentation et sommeil) ainsi que des parents qui sont plus détendus et moins stressés en faisant face à la prématurité.

Bisphénol A, des risques intra-utérins

Dans son étude publiée le 9 avril dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met garde les consommateurs sur les risques liées à l’exposition au bisphénol A et ses dérivés. L’agence sonne surtout l’alarme pour les risques potentiels (prématurité, complications) pour l’enfant à naître représentés par ce composé chimique qui entre dans composition des résines et des plastiques.

Grossesse et BPA

De précédentes recherches sur le caractère de « perturbateur endocrinien » du bisphénol A ont prouvé des liens avec la recrudescence de cas de cancers, de diabètes, d’infertilité ou de troubles neurocomportementaux. De son côté, l’Anses a mis 3 années à confirmer le risque potentiel pour l’enfant à naître pour les femmes enceintes exposées au bisphénol A. Selon les spécialistes, il s’agit d’une « modification de la structure de la glande mammaire chez l’enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur ».

Au cours de son expérimentation, l’agence a constaté une hausse du taux de sources d’exposition : produits alimentaires conditionnés en boîtes de conserve (80%), eau en bonbonnes de polycarbonate, situations de surexposition avec papiers thermiques (reçus de cartes bancaires, tickets de caisse…).

Si la loi française pour « la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A » sera effective en 2015, le cas des produits alimentaires pour nourrissons et enfants en bas âge est appliqué pour cette année 2013.

Enfin, l’agence met en garde contre les effets des substituts de BPA qui pourront éventuellement être des perturbateurs endocriniens visibles dans les tickets de caisse, les biberons et la vaisselle pour enfants.

Le CHU de Purpan est mieux préparé à des naissances prématurées

Les bébés nés prématurément sont de plus en plus nombreux en France. Le ‘Collectif prématurité ‘ vient d’être créé pour revendiquer une meilleure prise en charge des bébés fragiles. En France, l’hôpital des enfants du CHU de Purpan est classé premier établissement sanitaire a disposé des meilleurs accueils et technologies pour les naissances prématurées. Les bébés qui naissent trop tôt sont totalement vulnérables et dépendent de beaucoup d’appareils pour survivre. Ils sont ventilés, intubés, perfusés…leurs pronostics vitales restent incertaines jusqu’à ce le bébé arrive à respirer tout seul. A l’hôpital de Purpan, le personnel médical s’active pour rassurer les parents et donner une chance à ces ‘petits bouts’.

L’unité néonatologie du CHU de Purpan reste un modèle

55 000 enfants prématurés naissent en France chaque année. Un chiffre qui représente 7% des naissances. Depuis 15 ans, ce chiffre est de plus en plus important à cause de la hausse des grossesses gémellaires dues à la procréation médicalement assistée. Selon le professeur Charlotte Casper, spécialiste en néonatalogie au CHU de Purpan, les bébés nés avant 32 semaines d’amenhorrée sont des grands prématurés. Ils sont pris en charge à l’hôpital des enfants en Midi-Pyrénées, seul établissement de type 3 doté d’une unité de réanimation. Parmi les 33 000 naissances prématurées que l’hôpital s’occupe chaque année, 450 sont des grands prématurés.

Grâce au progrès de la science et de la technologie, 90% des bébés nés avant 32 semaines arrivent à survivre et les statistiques affirment que les filles s’en sortent mieux que les garçons. Le CHU de Purpan compte une centaine de soignants qui s’occupe du service des prématurés. C’est le seul établissement en France à offrir cinq chambres parents-enfants et dix lits d’hospitalisation à domicile. Il inspire la bien-traitance et la gériatrie pour aider les familles. L’unité de néonatalogie de Purpan reste à modèle à l’échelle nationale.

Science : de nouvelles recherches sur la prématurité

Au Canada, une étude du Child & Family Research Institute parue dans la revue Science Transnational Medecine du 16 janvier 2013 rapporte que le ralentissement de la croissance des nourrissons prématurés est dû à une baisse du développement du cortex cérébral durant les tous premiers instants de la vie. Appuyée par le Canadian Institutes of Health Research, cette recherche ouvre la voie à l’amélioration de la surveillance du développement neurologique des bébés prématurés.

Dans le jargon médical, le cortex cérébral désigne la région formée d’une couche de 2 à 4 mm de cellules qui enveloppe la partie supérieure du cerveau. Elle joue un rôle important dans de nombreux processus majeurs cognitifs, comportementaux et moteurs. Il est donc primordial de surveiller son bon développement. Durant la phase expérimentale du projet, les scientifiques ont pu analyser par IRM les cerveaux de 95 nouveau-nés venus au monde entre 8 et 16 semaines avant terme. Des évaluations ont été effectuées quelques temps après la naissance et à la date probable d’accouchement. Le spécialistes ont réussi à rétablir la circulation du liquide à l’intérieur du cerveau qui doit évoluer jusqu’à la maturité du cerveau. Durant la recherche, les poids des bébés et les circonférences de la tête ont également été surveillés.

Les conclusions d’étude

D’après les chercheurs, plus la croissance est lente, plus le développement du cortex est retardé chez les prématurés. Ce qui n’est pas le cas avec les bébés qui ont grandi normalement entre la naissance et le terme théorique. Parmi les auteurs de l’étude, le docteur Steven Miller, Chef de service de neurologie à l'Hôpital pour enfants malades (SickKids) et professeur de pédiatrie de l'Université de Toronto confirme que ces résultats comptent dans le suivi de la croissance et son effet sur le cerveau. Il préconise aussi la mise en place de moyens efficaces pour optimiser le développement du cerveau.

Naissances : une hausse de la prématurité

Dans le cadre du bilan de santé publique mondiale de 2012, l’Organisation mondiale de la santé ou OMS rapporte que plus d’un enfant sur dix naît prématurément, soit 15 millions de bébés arrivés avant la fin de la 37e semaine de grossesse. Intitulé « Arrivés trop tôt », ce rapport livre les estimations nationales, régionales et mondiale de la prématurité qui est l’une des premières causes de mortalité néonatale dans le monde. Il sonne également la cloche d’alarme pour certains pays qui observent une hausse constante des cas de prématurité.

En tant que co-rédactrice du document et directrice de Preuve et politique mondiale d'Aide à l'enfance, le docteur Joy Lawn déplore une non reconnaissance de la prématurité comme deuxième principale cause de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, ce, après la pneumonie.

Entre pays riches et pays pauvres

D’après le rapport, 11 pays présentent un taux de naissance prématurée supérieur à 15 % et le classement affiche deux nations d’Afrique subsaharienne tandis que les Etats-Unis et le Brésil arrivent en haut de la liste. Dans les pays développés, cette hausse s’explique par le choix des maternités tardives et les grossesses multiples provoquées par les inducteurs d’ovulation tandis que le sida, le paludisme, les infections et les grossesses des adolescentes sont des facteurs essentiels dans les pays pauvres. Il n’empêche qu’il existe d’autres causes inexpliquées de la recrudescence de la prématurité dans le monde.

Un objectif à atteindre

Dans la quatrième partie de son Millénaire pour le développement, l’ONU compte réussir à réduire de deux tiers la mortalité des jeunes enfants en 2015. Ce rapport « Arrivés trop tôt » constitue donc une étape de la démarche qui compte mettre en place des méthodes efficaces comme la mère kangourou déjà utilisé dans les pays en voie de développement.

Maternité : gros plan sur les impacts de l’obésité sur les naissances prématurées

Sous le thème de l’obésité chez les femmes, les Journées du Collège national des gynécologues-obstétriciens de France (CNGOF) se sont déroulées à Paris du 10 au 13 décembre 2012. En s’appuyant sur les résultats des études scientifiques sur le sujet, les spécialistes s’accordent à dire que le surpoids est devenu un réel obstacle à la maternité et craignent sur la gravité des conséquences sur la santé de la mère et de son enfant.

Des données inquiétantes

De précédentes recherches ont prouvé que 10,5% des françaises âgées de 25 à 34 ans présentent de problèmes de surpoids et les estimations atteignent les 13% chez les 35 à 44 ans. Pour les médecins, il est plus que temps de mettre en place des mesures efficaces pour traiter l’obésité d’une femme qui désire enfanter puisqu’un mécanisme de réponse de l’hypophyse provoque des changements hormonaux, des troubles de l’ovulation et un risque d’infertilité. Puisque toute femme a droit à la maternité, il faut tout faire pour éviter la comorbidité liée à l’obésité et préserver la santé de la mère et de l’enfant.

Une grossesse à risque

Parmi les complications typiques d’une grossesse en situation de surpoids figurent l’hypertension, le diabète gestationnel de la mère et les accouchements compliqués. Le cas est nettement plus grave chez les femmes obèses qui choisissent d’accoucher tardivement. A 40 ans, les risques de complications sont multipliés par trois : hypertension gestationnelle, pré-éclampsie, diabète gestationnel et prématurité.

Des conséquences graves chez l’enfant

Les mères obèses exposent leurs bébés à des risques sanitaires irréversibles comme la prématurité, le retard de croissance et de développement causée par une inflammation du système immunitaire en croissance et un détournement d’énergie ; les problèmes d’obésité infantile et tendance à l’hypertension et l’hyperlipidémie à l’âge adulte ; un mauvais développement cognitif.

Pour finir, les spécialistes de la santé de la Femme préconisent la mise en place d’un accompagnement diététique et nutritionnel des futures mères et un meilleur suivi de la grossesse pour les mères en situation de surpoids.

Prématurité : lutter contre la désinformation des parents

A l’initiative de l’European Foundation for the Care of Newborn Infants, une enquête internationale effectuée dans 19 pays a permis de confirmer que les parents ne sont pas vraiment au courant des conséquences de la prématurité de leur enfant.

Le sondage a concerné 1 949 parents d’enfants prématurés, nés à terme ou futurs parents. D’après les résultats, la moitié des mères et des pères des bébés arrivés trop tôt connaissent les impacts sur le système respiratoire de l’enfant, un quart d’entre eux étaient conscients du risque d’infection lié aux passages des invités dans le domicile, 44% des parents des prématurés ressentent de la peur contre 28% chez les enfants nés à terme, 25 % contre 10 % culpabilisent et 29 % contre 13 % éprouvent un sentiment d’impuissance. En général, 60% des parents de bébés prématurés aimeraient être plus informés et heureusement, il existe des sites en ligne spécialisés qui leur fournissent les informations nécessaires sur le parcours du bébé depuis sa naissance jusqu’à sa sortie d’hôpital.

Les impacts des problèmes respiratoires

Selon toujours les résultats de l’enquête, 3 parents sur 10 ont déjà été confrontés aux infections respiratoires sévères de leurs prématurés. Des complications qui entrainent une rallonge de la durée d’hospitalisation de l’enfant et par conséquent, des arrêts de travail supplémentaires pour les parents.

D’importantes statistiques

Tous les ans, la France récence 60.000 bébés prématurés dont un sur cinq sont des « grands prématurés » arrivés au monde entre 22 et 32 semaines d’aménorrhée. D’après la définition de l'Organisation mondiale de la santé ou OMS, tout enfant né avant le terme de 37 semaines révolues d'aménorrhée (absence de règles), est considéré comme prématuré tandis que les grands prématurés viennent au monde avant 32 semaines d’aménorrhée.

Il existe également deux catégories de prématurité : la prématurité spontanée causée par un déclenchement précoce du travail au cinquième ou sixième mois de grossesse et la prématurité iatrogène ou induite provoquée par les médecins à cause de l’état de santé de la mère ou celui du f½tus. Et le docteur Xavier Carbonell-Estrany, président de l'Association mondiale de Médecine périnatale incite les parents à être plus vigilants car plus la naissance est précoce, plus l’enfant est fragile et peine à lutter contre les infections respiratoires qui attaquent ses poumons immatures.

Collectif Prématurité : pour l’amélioration des qualités de vie des nouveaux nés

Mis en place le 12 novembre 2012, le Collectif Prématurité vise à collaborer avec les autorités sanitaires pour la mise en place de solutions efficaces pour l’amélioration de la condition de vie des bébés prématurés. Il s’agit d’une démarche de l’association SOS Préma et de la Société française de néonatalogie qui déplorent la qualité de la prise en charge des quelques 60 000 et 65 000 bébés prématurés qui naissent chaque année en France.

Mieux aider les familles

En ce qui concerne le traumatisme des familles, Charlotte Bouvard, présidente du Collectif Prématurité et fondatrice de SOS Préma confirme que la prématurité est une situation déstabilisante d’autant plus que le manque de dispositifs d’accompagnement est encore très palpable. Pour mieux aider les parents à se préparer à une éventuelle prématurité de leur nouveau-né, le collectif Prématurité met en place un système d’information clair et accessible sur les facteurs de risque d’accouchement prématuré durant la grossesse. Cette approche est essentielle lors de l’entretien prénatal du 4ème mois.

Une qualité de l’accueil

Par ailleurs, le Collectif Prématurité lutte pour l’amélioration de l'accueil ainsi que l'environnement du nouveau-né et de sa famille dans les unités de soins en néonatalogie. Dorénavant, la prise en charge du bébé prématuré ne sera plus principalement orientée sur les soins médicaux et techniques mais prendra également en compte la place des parents et le confort du nourrisson. Ainsi, « un soutien humain mais aussi financier » et une généralisation de l'Allocation Journalière de Présence Parentale (allocation donnée à toute personne s'occupant d'un enfant malade) viendront s’ajouter aux attentions matérielles (chambre individuelle, respect du sommeil et du confort du nouveau né).

Enfin, les dirigeants du collectif misent sur l’amélioration des capacités des équipes médicales de maternité, la mise en place d’un suivi médical à long terme et un bon investissement dans la recherche médicale.

Prématurité : les préparatifs de la Journée Mondiale 2012

Sous le thème « Des soins intensifs périnatals efficaces en Europe : traduire les connaissances en pratiques fondées sur les preuves », la Journée Mondiale de la Prématurité sera célébrée le 17 novembre prochain. En préparation à cet événement, les 12 institutions partenaires d’EPICE, Effective Perinatal Intensive Care in Europe, projet européen financé par le 7ème Programme-Cadre « Santé » et coordonné par l’Inserm, se réuniront à Paris du 25 au 27 octobre 2012 pour faire le point sur les résultats de l’étude effectuée sur plus de 8 000 nourrissons prématurés.

Un projet de grande envergure

Chaque année, la France enregistre plus de 65 000 de nourrissons prématurés, soit 8% du total des naissances. Pour le projet EPICE, il s’agit de rassembler les données récoltées dans 19 régions européennes et analyser les raisons de l’utilisation des méthodes médicales basées sur les preuves scientifiques pour la prise en charge des grands prématurés. Pour Jennifer Zeitlin, coordinatrice du projet EPICE et chargée de recherche à l’Inserm, il a été prouvé que les taux de mortalité et de morbidité des grands prématurés dépendent des facteurs qui varient suivant les régions européenne. C’est ce constat qui a amené à la création en 2011 d’un projet de recherche européen d’une telle importance.

Des complications graves

Si les enfants nés avant 32 semaines d’âge gestationnel (8ème mois de grossesse) constituent 1 à 2% de la totalité des naissances, comparés aux bébés nés à termes, ils ont plus de risque de mortalité et de troubles neurologiques à long termes. C’est là qu’intervient le projet EPICE en apportant de nettes améliorations dans la survie et la santé à long termes des grands prématurés, en assurant une prise en compte des connaissances médicales dans les soins périnatals, en présentant des stratégies d’intervention qui changeront une bonne fois pour toutes les pratiques médicales fondées sur les preuves dans la prise en charge des grands prématurés.

Enfin, une base méthodologique et conceptuelle sera rédigée pour les prochains travaux scientifiques dédiés à l’efficacité des stratégies d’intervention.

Maternité : une grossesse à risque pour les mères prématurées

Publiée dans le Journal de l'association médicale canadienne du 24 septembre 2012, une étude dirigée par Anne Monique Nuyt, néonatologiste et chercheuse (CHU Sainte-Justine, Montréal) a démontré que les femmes nées avant 37 semaines d'aménorrhée ont des risques accrus de complications tels les diabètes, l’hypertension artérielle et l’éclampsie durant leur grossesse. Le niveau du risque est doublé chez celles qui ont eu naissance très prématurée (avant 32 semaines d'aménorrhée).

Dans leur rapport, les spécialistes confirment que le manque de poids à la naissance est un véritable facteur de risque pour les accidents cardio-vasculaires et les troubles métaboliques comme le diabète. C’est également le cas pour les diverses problèmes d’hypertension artérielles durant la grossesse.

Une base de données fiable

Pour faire évoluer leur recherche sur les liens entre la prématurité de la mère, les pathologies de la grossesse et le manque de poids du nouveau-né, les spécialistes se sont basés sur deux registres du Québec. Le premier document rassemble le poids à la naissance et l'âge gestationnel de tous les enfants nés depuis 1976. Le deuxième a été réalisé en 1987 et contient des informations sur les hospitalisations dans la région canadienne. L’équipe d’Anne Monique Nuyt a réussi à relever les cas de 7 405 femmes nées prématurées depuis 1976 et ayant enfanté entre 1987 et 2008. Leurs profils ont été confrontés à ceux de 16 714 femmes nées à terme.

Du point de vue statistique, les données divergent sur l’existence de complication de grossesse (diabète, hypertension, pré-éclampsie ou éclampsie) : 11,7 % chez les femmes nées à terme, 13,2 % chez les prématurées de 32 et 36 semaines d'aménorrhée et 19,9 % chez les grandes prématurées (avant 32 semaines).

Pour Anne Monique Nuyt, il s’agit de réorienter la vigilance du coté des mères : « Notre but n'est pas d'être alarmiste. En pratique, les femmes nées prématurées et surtout celles nées très prématurées ne représentent qu'une faible proportion de la population des femmes présentant des complications de grossesse. La recherche d'hypertension artérielle et de diabète est déjà systématique chez les femmes enceintes, mais nos résultats incitent à un peu plus de vigilance chez les anciennes prématurées. »

Fécondation in vitro : de meilleurs résultats

Une récente étude britannique a permis de confirmer que l’utilisation d’un embryon congelé optimise les chances de réussite de la fécondation in vitro ou FIV.

Parue sur le site de la revue Fertility and Sterility, la recherche a réussi à englober les résultats de quelques onze études portées sur les conditions de procréation et les résultats périnataux. En se basant sur ces données, Abha Maheshwari et son équipe de l’université d’Aberdeen en Ecosse ont prouvé une fois de plus que l’implantation d’un embryon congelé dans l’utérus des femmes augmente les chances de réussite des la fécondation in vitro.

Même si les spécialistes n’ont pas précisé le mode de congélation de l’embryon (congélation lente ou par vitrification), les résultats de l’étude demeurent très positifs. Ainsi, le risque d’hémorragies après l’accouchement est diminué de 33% avec l’implantation d’embryon congelé. Cette méthode permet également de réduire à 16% les risques de prématurité et à 32% la mortalité périnatale. Pour ce qui est du poids de naissance du bébé, la Fécondation in vitro d’embryon congelé diminue à 31 % le risque d’insuffisance de poids.
La réussite de la technique se base également sur la meilleure synchronisation de l’uterus de la future mère car l’embryon congelé a été conçu pour être utilisé au meilleur moment tandis que l’embryon frais est implanté suivant le cycle menstruel de la femme et ne nécessite aucune stimulation artificielle. Selon toujours les chercheurs, cette congélation fait également office de critère de sélection des meilleurs embryons. Le seul problème engendré par l’utilisation d’embryons congelé est le risque élevé d’accouchement par césarienne.

Grossesse : l’importance de l’apport en fer

Parus dans la revue Cochrane, les résultats d’une récente étude sur grossesse ont confirmé qu’il est important d’espacer de deux jours la prise de fer afin de mieux prévenir l’anémie et diminuer les effets secondaires.

Chez la femme enceinte, le manque de fer est un problème fréquent qui peut créer une anémie et les conséquences sur le f½tus sont innombrables : prématurité, retard de croissance intra-utérin, poids de la naissance anormale… autant de risques prévisibles grâce à la prise de compléments alimentaires à base de fer durant les mois de la grossesse. Pour parfaire le traitement, les gynécologues utilisent également les tests sanguins pour vérifier le taux de fer dans le sang de la future maman.

Toujours dans cette vision, des spécialistes se sont basés sur les résutats de 18 études consacrées aux prises en fers, acide folique, vitamines et minéraux de quelques 4072 femmes enceintes. Les données ont prouvé que les femmes qui espacent de 2 jours les prises de fer ont beaucoup moins de problèmes d’anémie avant l’accouchement. Il en est de même de la santé de leurs bébés arrivés à terme.

Autre avantage de cette technique, les femmes sous traitement sont moins sujettes aux effets secondaires tels les nausées, les constipations et les hausses du taux d’hémoglobines. Enfin, les spécialistes confirment que « la prise intermittente de compléments en fer est une alternative envisageable à la supplémentation quotidienne pour prévenir l'anémie pendant la grossesse, notamment dans les pays développés où l'anémie gestationnelle n'est pas un problème de santé publique et où les soins prénatals sont de bonne qualité ».

Bébés prématurés : place aux soins spécialisés

La tenue des 5èmes Assises PremUp a permis de faire le point sur les dernières avancées techniques sur la prise en charge des bébés prématurés. Si autrefois les soins tournaient autours du fonctionnement et des besoins de l’équipe médicale, aujourd’hui les besoins du bébé et de sa famille sont primordiaux.

Selon les données statistiques, plus de 55 000 bébés prématurés voient le jour chaque année. Parmi eux, un sur cinq est un grand prématuré né avant 7 mois et demi. Pour mieux répondre aux besoins de la famille, le personnel soignant fait tout pour privilégier leurs rapports avec les parents.

Parmi les difficultés dans la prise en charge des bébés nés avant terme figurent entre autres les maladies qui stressent le bébé dont l’organisme n’est pas encore prédisposé à surmonter. Viennent ensuite les dys-stimulations auditives, olfactives, visuelles, tactiles, qui ont vraiment un rôle important dans la maturation du cerveau. Il y a aussi les douleurs corollaires aux soins, la séparation physique avec la mère et la vie précoce à l’air libre.

Pour ce qui est de la relation avec la famille du bébé, Claude Danan, chef de service de réanimation néonatale au Centre hospitalier intercommunal de Créteil affirme que « Le métier s'est construit avec les parents, en ne restant pas obtus, enfermés dans des dogmes, en regardant ce qui se fait ailleurs ». En évoquant les bienfaits de la présence parentale sur le développement du bébé prématuré, le spécialiste confirme : « On invente les choses au fur et à mesure mais l'évidence s'impose ». De son côté, Olivier Baud, chef du service de Réanimation et pédiatrie néonatales à l'hôpital Robert Debré vante les effets positifs de la neuroimagerie sur les soins du prématuré. Selon lui, « Plus on se rapproche de la physiologie de la normalité, plus on a de chances d'amoindrir les conséquences neurologiques de la prématurité ».

Pour contrer un peu les dires de ses confrères, Pierre-Henri Jarreau, chef du service de Médecine néonatale de Port-Royal à l'hôpital Cochin, prévient sur le risque de l’effet inverse : « Rester 24h/24 auprès de son enfant prématuré est épuisant ; les parents sont en outre angoissés par les machines, les scopes qui sonnent en permanence… Ce n'est pas forcément la solution idéale ». Du côté des soignants, cela peut provoquer une désorganisation des soins. Il recherche donc un juste milieu pour les deux parties.

Soigner les maladies osseuses chez les prématurés

Une petite fille, nommée Elsa, est née prématurément à 34 semaines, dans un hôpital d’Argenteuil, dans le Val-D’Oise. Elle est victime d’une déformation au niveau du crâne, appelée Méplat. Une photo d’elle publiée par Le Parisien montre l’ostéopathe Michèle Barrot la
manipuler soigneusement. Celle-ci est incapable de river sa tête vers le gauche. Madame Barrot est une experte dans la prise en charge des bébés, surtout de ceux qui sont prématurés.

On a compté près de 827 000 naissances en France, en 2011. Parmi eux, 60 000 ont été des bébés prématurés ou des grands prématurés. Environ 10 % de ceux qui ont vu le jour avant 32 semaines supportent un trouble moteur ou une paralysie faciale. Ils courent également un risque sérieux de séquelle secondaire.

En définissant ce problème chez les prématurés, la journaliste Elodie Soulié de souligner que « Des bébés qui risquent de garder des séquelles, parfois des handicaps sévères de leur naissance si compliquée ». Selon Michèle Barrot, l’ostéopathie permet aux enfants malades et fragiles de faire disparaitre les problèmes cognitifs qu’ils rencontrent. Cependant, cela ne soigne pas les lésions cérébrales.

Souvent confiés par des pédiatres hospitaliers, les prématurés endurent, en moyenne, 10 soins intensifs par jour, durant 3 semaines à 3 mois. La première séance d’Elsa fut une réussite et un soulagement car elle semblait déjà être plus apaisée, témoigne sa mère. Michèle Barrot d’affirmer que « Plus on les voit jeunes, confirme Michèle Barrot, plus c’est efficace. »

“Arrivés trop tôt: rapport des efforts mondiaux portant sur les naissances prématurées”,

Selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) intitulé “Arrivés trop tôt: rapport des efforts mondiaux portant sur les naissances prématurées”, et dévoilé le 2 mai 2012, quinze millions de bébés prématurés naissent chaque année dans le monde, soit plus d’une naissance sur dix.

Chiffre que l’OMS déplore : parmi ces prématurés, près de 1,1 milliion d’entre eux meurent peu après leur naissance, et un trop grand nombre de prématurés souffriront d’une incapacité à vie de nature physique, neurologique ou pédagogique.

L’OMS estime que trois quarts des bébés prématurés auraient pu survivre sans forcément avoir recours à des soins coûteux, encore faut-il que des traitements de prévention soient accessibles dans le monde entier. C’est ce qu’on constaté plus de 100 spécialistes issus de 40 agences de l’ONU, organismes et universités ayant contribué au rapport.

Un rapport qui détaille la situation des prématurés, des causes de leur augmentation et des soins dont ils ont besoin. Il a été produit par la Fondation March of Dimes, l’Aide à l’enfance en collaboration avec l’OMS, les principaux auteurs y dévoilent leurs recommandations pour réduire le nombre de décès des prématurés ainsi que le nombre des naissances prématurées.

Parmi les 10 pays ayant les taux les plus élevés de naissance prématurée, on retrouve le Zimbabwe avec 16,6 prématurés pour 100 naissances ; le Pakistan (15,8) ou encore l’Indonésie (15,5).

Et parmi les pays recensant les plus faibles taux de naissance prématurée : la Croatie (5,5 naissances sur 100), le Japon ou encore la Suède (5,9).

Précision : ce que le rapport entend par prématurité signifie une naissance à 37 semaines de gestation ou moins, c’est la définition de l’OMS.

Césariennes programmées : les nouvelles recommandations de la HAS !

Environ 7,4% des naissances en France se font par césarienne programmée, c’est-à-dire une césarienne planifiée à l’avance et qui n’est pas liée à une situation d’urgence. Cela représente l’accouchement d’une femme sur cinq. Un chiffre qui a incité la Haute Autorité de Santé (HAS) à redéfinir les recommandations des césariennes programmées dans un rapport publié à la mi-mars 2012, à l’attention des professionnels de santé.

Donc, pour toute césarienne programmée, la HAS recommande que la femme enceinte “soit informée le plus tôt possible et qu’elle connaisse l'indication ou la raison motivant la césarienne, le rapport bénéfices-risques de l'intervention et ses conditions de réalisation.”

En effet, les indications médicales pour une césarienne programmée sont nombreuses, même et surtout lorsqu’il n’y a pas de situation d’urgence et que la grossesse est à terme : un utérus cicatriciel, les grossesses gémellaire, une présentation par le siège, un “gros” bébé (poids estimé dépassant les 4 kg) ou, dans des cas plus rares, un mauvais positionnement du placenta.

Par ailleurs, la HAS recommande également que chaque situation doit être analysée de manière unique, et au cas par cas. Dans son rapport, elle spécifie que les spécialistes de santé doivent “rechercher les causes de cette demande, telles que la peur de la douleur ou une mauvaise expérience lors d'une précédente grossesse. Le choix du mode d'accouchement doit se faire sur la base d'une décision partagée entre la femme enceinte et l'équipe médicale.”

Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site de la HAS : www.has-sante.fr/

Les besoins en compléments alimentaires de la femme enceinte à surveiller pour éviter la prématurité de bébé.

Parfois, lorsque notre alimentation ne peut suffire à elle seule à fournir les nutriments indispensables au bébé pendant la grossesse, il peut être nécessaire de prendre des compléments alimentaires. Mais attention, uniquement sur prescription de votre médecin ET en évitant le surdosage, tout aussi nuisible !

De nombreuses catégories d’aliments sont indispensables pour un bon développement du foetus. C’est pourquoi, pendant la grossesse, l’alimentation seule peut ne pas suffire pour trouver tous ces nutriments essentiels. Parmi lesquels, les besoins en fer, calcium, iode, vitamines et magnésium, ou encore les besoins en oméga 3. Si une carence est constatée, seul le médecin peut préconiser une cure adaptée à la situation de chaque femme enceinte.
Mais en général, le médecin orientera la femme enceinte à suivre 3 types de cures.

1/ besoins en acide folique
l’acide folique ou vitamine B9 est essentiel pour prévenir les malformations du bébé. Il est donc important pour la future mère de suivre un traitement assez tôt, en général dès que le test de grossesse est positif. Notons que la vitamine B9 est présente dans les fruits et légumes mais aussi dans les fromages et les noix. Consommez beaucoup de fruits pendant vos collations.

2/ le fer
les besoins en fer seront plus importants chez la femme enceinte à cause de l’augmentation du volume sanguin, du développement du placenta et du foetus. En début de grossesse, la future mère devrait augmenter son absorption de fer de manière naturelle pour éviter les risques d’accouchement prématuré.

3/ le calcium
Essentiel pour la construction du squelette foetal, l’absorption du calcium augmente naturellement dès les premières semaines de grossesse. Il est recommandé de consommer des eaux minérales riches en calcium mais surtout des produits laitiers sur une base quotidienne pour éviter les carences.


Dernière recommandation et non des moindre : l’oméga 3 participe au développement du Quotient intellectuel de bébé ainsi qu’à une bonne vision. Il est conseillé de consommer du poisson de temps en temps, plus précisément 8 fois par mois, ou prendre des gélules pour compenser le manque, gélules prescrites par le médecin. Toutes ces cures pendant la grossesse doivent absolument être suivies par un contrôle médical, sous peine de nuire au bébé en cas de surconsommation.