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Bisphénol A, des risques intra-utérins

Dans son étude publiée le 9 avril dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met garde les consommateurs sur les risques liées à l’exposition au bisphénol A et ses dérivés. L’agence sonne surtout l’alarme pour les risques potentiels (prématurité, complications) pour l’enfant à naître représentés par ce composé chimique qui entre dans composition des résines et des plastiques.

Grossesse et BPA

De précédentes recherches sur le caractère de « perturbateur endocrinien » du bisphénol A ont prouvé des liens avec la recrudescence de cas de cancers, de diabètes, d’infertilité ou de troubles neurocomportementaux. De son côté, l’Anses a mis 3 années à confirmer le risque potentiel pour l’enfant à naître pour les femmes enceintes exposées au bisphénol A. Selon les spécialistes, il s’agit d’une « modification de la structure de la glande mammaire chez l’enfant à naître qui pourrait favoriser un développement tumoral ultérieur ».

Au cours de son expérimentation, l’agence a constaté une hausse du taux de sources d’exposition : produits alimentaires conditionnés en boîtes de conserve (80%), eau en bonbonnes de polycarbonate, situations de surexposition avec papiers thermiques (reçus de cartes bancaires, tickets de caisse…).

Si la loi française pour « la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A » sera effective en 2015, le cas des produits alimentaires pour nourrissons et enfants en bas âge est appliqué pour cette année 2013.

Enfin, l’agence met en garde contre les effets des substituts de BPA qui pourront éventuellement être des perturbateurs endocriniens visibles dans les tickets de caisse, les biberons et la vaisselle pour enfants.