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Prématurité

Prématurés : des bébés fragiles sous surveillance

bébé

© DaydreamsGirl - iStockphoto

Plus un bébé est né prématurément, plus il nécessite des soins spécifiques, tenant le plus grand compte de ses besoins non seulement physiques, mais affectifs.

Unités de néonatalogie

Les grands prématurés, nés entre la 23ème et la 33ème semaine d’aménorrhée, ont besoin de soins intensifs en service de néonatalogie, où ils sont mis en couveuse jusqu’à ce que leur maturation physiologique soit suffisante. Pendant longtemps, les soins dispensés en néonatalogie étaient avant tout techniques (alimentation par perfusion, assistance respiratoire…). On cherchait à sauver la vie de l’enfant et à lui permettre de se développer ultérieurement sans séquelles.

Programme « Nidcap »

Avec les progrès réalisés dans le domaine des techniques d’assistance médicale, on s’est progressivement intéressé également au développement psycho affectif des prématurés, si tôt privés de la sécurité du ventre maternel. Le programme « Nidcap » (Newborn Individualized Developmental Care and Assessment Program), conçu par la Harvard Medical School de Boston, USA, est un modèle du genre. Il est basé sur le respect des besoins physiologiques et psycho affectifs du bébé, sur une organisation des soins centrée sur les réponses de l’enfant et sur rôle essentiel des parents envers leur nouveau-né prématuré.

Le programme Nidcap insiste par exemple sur l’importance de l’environnement en néonatalogie : limitation du bruit, réduction de la lumière, soins dispensés avec des mains chaudes et sans relents d’odeurs médicales… Ce programme considère le bébé et ses parents comme les acteurs essentiels d’un bon développement sur tous les plans : les contacts parent-enfant et le portage « peau à peau » sont par exemple un des points clés du programme.

Unités « Kangourou » ou unités « mère-enfant »

Dans les unités Kangourou, la mère et l'enfant sont hospitalisés dans la même chambre, car on cherche avant tout à préserver la continuité du lien mère-enfant, brisée trop tôt par l’accouchement prématuré.

Entourée par l’équipe soignante, la maman s’occupe de son bébé le plus possible et ce faisant le réassure et se rassure elle-même. Les soins techniques (alimentation par sonde gastrique, perfusions, etc.) sont pratiqués dans la chambre mère-enfant, au calme et sans agitation. Chaque fois que possible, la mère et le père sont encouragés à participer aux soins moins techniques. Ils doivent bien entendu respecter scrupuleusement des règles d’hygiène obligatoires vis-à-vis d’un bébé particulièrement exposé aux risques infectieux. Là encore les recommandations du Nidcap sont appliquées, en particulier le portage « peau à peau » par les parents.